Jean-Pierre Letartre

Alors qu’en novembre dernier j’emmenais nos entrepreneurs fétiches à Vienne pour notre rendez-vous annuel, l’Académie EY, nous avons été nombreux à nous demander pourquoi, en tant que chefs d’entreprises, nous n’étions pas plus inquiets du futur de l’Europe.
Les populistes étaient déjà bruyants et efficaces et l’Histoire de l’Autriche, berceau culturel de l’Europe, nous rappelaient sans cesse combien il nous faut chérir le projet Européen.
Peut-être était-ce parce que cette année l’Académie portait sur la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise ? Ou tout simplement parce que nous sommes tous, chefs d’entreprises français, de grands gagnants de l’Europe, de son marché fort de plusieurs centaines de millions de personnes, de sa stabilité, de ses règles du jeu des affaires ? En tous les cas, très vite, nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas laisser passer les élections Européennes de 2019. Rappeler à nos collaborateurs combien l’Europe est importante dans le succès de nos entreprises, nous engager dans la Cité. C’est ainsi que ce mouvement est né : pour voter en connaissance de cause, pour expliquer plutôt que communiquer, pour stimuler le débat tout en respectant les convictions de nos collègues, pour réveiller les citoyens européens depuis notre vigie, l’entreprise.
Quand je vois les jeunes et les moins jeunes collaborateurs d’EY, je suis fier de leur engagement européen, de combien ils nous poussent à incarner les valeurs de l’Europe, celles de respect et d’ouverture, celle de progrès aussi. C’est d’ailleurs les équipes de consultants pour la Commission Européenne qui m’ont proposé un cycle de conférence et de formations pour les collaborateurs, pour stimuler l’échange, pour s’assurer que chaque jour plus de personnes savent ce que l’Europe représente dans la réussite d’EY, de ses clients et de ses équipes.
J’espère que de nombreux chefs d’entreprises décideront d’écrire une lettre à leurs collaborateurs, de partager des liens utiles, d’échanger tout simplement avec leurs équipes pour qu’ils aillent voter en sachant comment l’Europe façonne leur écosystème, leur entreprise, leur trajectoire professionnelle, leur vie de citoyen. Ils peuvent ne pas être d’accord, douter, mais ce moment de pédagogie sera un moment de partage sur un sujet qui est cher à tous.
Le 26 mai, je voterai pour une Europe qui permet aux entreprises de faire davantage pour leurs territoires. Et vous ?